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 Une identification à partir d'un vieux texte du XVIIe siècle

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Daniel Fortin
Oeuf



Date d'inscription : 14/12/2014

MessageSujet: Une identification à partir d'un vieux texte du XVIIe siècle   14/12/2014, 17:09

Bonjour à tous et à toutes, je vous propose de participer à mes recherches sur les espèces décrites par le père Louis Nicolas dans son manuscrit Histoire naturelles des Indes occidentales, c'est-à-dire la Nouvelle-France. Je vous propose une description pour laquelle je n'ai pas trouvé encore la réponse et je prendrai en considération les hypothèses les plus intéressantes que j'ajouterai, avec la personne qui l'a produite si elle consent, dans mon ouvrage. Je vous laisse prendre connaissance de cette description et dans quelques jours je vous donnerai mes propres commentaires. Je vous conseille de prendre le temps de bien lire l'ensemble de cette description avant de formuler une hypothèse... tous les détails comptent... je crois. Au plaisir de vous lire, Daniel Fortin.


« De l’oiseau bigarré de porc-épic

L’oiseau que je représente ici n’est pas plus gros qu’un moineau. Son plumage est fort beau et fort bien variée. L’oiseau a trois marques sur chaque penne d’aile à droite et à gauche. Ces marques sont fort extra-ordinaires, car on distingue trois couleurs fort vives sur le bout de chaque aile : ce sont comme trois petits ailerons qui avancent en dehors du rang des plumes et d’une matière toute différente qui se distingue aisément par les couleurs même (jaune, rouge et blanche) qui ressemblent plutôt au poil du porc-épic qu’à tout autre chose. On voit les  mêmes couleurs sur le haut de la tête de l’oiseau. Il se fait une crête de ces sortes de poil quand il veut, et cela fait paraître cet oiseau fort beau et fort extraordinaire. Il n’a rien d’ailleurs de particulier sur les pennes de queue, ni sur le reste de son corps, ni sur son manteau. Sa chair est délicate. Son chant est charmant. »
Texte du père Louis Nicolas, Histoire naturelle des Indes occidentales,  circa 1700.
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Denis
Membre Donateur
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Date d'inscription : 14/11/2008

MessageSujet: Re: Une identification à partir d'un vieux texte du XVIIe siècle   14/12/2014, 19:08

C'est parti....
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Une identification à partir d'un vieux texte du XVIIe siècle   14/12/2014, 21:13

Jaseur boreal ? ou une variété aujourd'hui disparue ?
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Alouette
Collaborateur spécial
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Date d'inscription : 21/11/2009

MessageSujet: Re: Une identification à partir d'un vieux texte du XVIIe siècle   15/12/2014, 12:46

Je ne vois pas d'autre chose qu'un jaseur boréal. Tout correspond sauf le fait qu'il n'a pas mentionné les bout de plumes jaune vif de sa queue. Les pointes rouges de ses ailes sont effectivement d'une drôle de texture, comme ciré, d'où leur nom anglais de waxwing.
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Daniel Fortin
Oeuf



Date d'inscription : 14/12/2014

MessageSujet: Re: Une identification à partir d'un vieux texte du XVIIe siècle   20/12/2014, 08:55


Rebonjour, merci à Alouette pour son commentaire. Je vous envoie mon argumentaire pour susciter d'autres réflexions.

La description du père Louis Nicolas est pour le moins ambigüe. Michel Gosselin, un spécialiste de l’histoire naturelle des oiseaux, a proposé le jaseur boréal (Bombycilla garrulus). Proche morphologiquement du jaseur d’Amérique (Bombycilla cedrorum) ou jaseur des cèdres, il s’en distingue par la présence de jaune et de blanc, en plus du rouge commun aux deux espèces, sur le bout des ailes. C’est une caractéristique mentionnée dans le texte; par contre, cette espèce est plus grosse qu’un moineau, elle mesure 19 à 22 cm de longueur et un moineau, 15 à 17 cm. Si le jaseur boréal, tout comme le jaseur d’Amérique, porte une crête, il n’y a pas de jaune ou même d’un rouge véritable sur le « haut de la tête de l’oiseau ». Les habitants, dont je doute qu’ils pouvaient différencier le jaseur boréal du jaseur d’Amérique, l’on surnommé le « récollet » à cause d’une certaine similitude entre sa huppe et le capuchon de ces missionnaires. Mais ce surnom n’est pas indiqué par le père Louis Nicolas. L’auteur n’a pas non plus mentionné le « masque noir » autour des yeux, ni la « gorge noire » sous son bec. Contrairement au texte « il n’y a rien de particulier sur les pennes de queue », les bouts des pennes de queue (rectrices) du jaseur boréal et du jaseur d’Amérique sont jaunes et cette caractéristique est bien évidente pour un observateur attentif. Le jaseur boréal est une espèce que l’on rencontre en Europe où son aire de répartition englobe une bonne partie du nord de la France. Mais je ne pourrais dire si cette espèce était fréquente au XVIIe siècle.  Pour toutes ces raisons, j’hésite à proposer le jaseur boréal comme « l’oiseau bigarré de porc-épic », mais cela reste pour l’instant l’hypothèse la plus vraisemblable.
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